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Eglise
fortifiée Notre-Dame de Boussac
XIII,
XIV, XVième siècles
Commune
de Boussac
Au coeur de ce village aux maisons traditionnelles,
se dresse une remarquable église bâtie dès
le 13ième siècle puis fortifiée
par ses habitants au cours des 14 et 15ième en
vue de protéger la population locale de l'invasion
anglaise. Créneaux, meurtrières et mâchicoulis
témoignent aujourd'hui encore de la vocation défensive
de l'édifice. Il fut même aménagé 3 étages
de chambres et logements au-dessus de la
nef en prévision
de sièges prolongés. L'église renferme
un retable en bois doré du deuxième quart
du 16ième siècle ; un écusson à deux
fleurs de lys trône au-dessus de la porte d'entrée.
Un fond peint y fut découvert lors des travaux
de restauration de 1982.
Construite à partir des
pierres schisteuses de la région, reliées
par du mortier à la
chaux du pays, les murs atteignent 1 mètre
d'épaisseur au pied du clocher. Au premier étage
on trouve 4 chambres, des cloisons séparaient
des logettes où les paroissiens du XIVième
siècle mettaient leurs biens les plus précieux
pour les préserver des routiers ou des Anglais
(occupation du Rouergue de 1360 à 1370 pendant
la guerre de Cent Ans). Après le départ
des Anglais, la population continua à se servir
du clocher fortifié pour entreposer leurs provisions
de porc comme en témoigne des rapports d'inspection
d'évêques.
Au-dessus des chambres et tout
autour se dressent des mâchicoulis. L'accès
au clocher se fait par un escalier de 81
marches en pierre calcaire. Il est éclairé par
10 ouvertures de 45cm sur 17cm.
Monument Historique
classé
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La collégiale Saint-Christophe de Sauveterre-de-Rouergue
Commune
de Sauveterre-de-Rouergue
L'église paroissiale de Sauveterre, qui porte le titre de collégiale, est incontournable tout comme la bastide qui l'entoure. Parée d'un mobilier spectaculaire ( retables dorés à l'or fin, stalles en bois sculpté, etc. ) témoin du dynamisme commercial de la ville, elle traverse les âges sans grandes rides grâce aux soins passionnés des Sauveterrats.
La première pierre de l'église paroissiale fut posée en 1313. Sauveterre ne devint pourtant paroisse qu'en 1330, signe de sa "maturité". Entre temps, on construit les fortifications et la nef, inversée par rapport à aujourd'hui. Une fois déplacée, l'église acquiert la configuration qu'on lui connait aujourd'hui : pas de parvis, un espace resséré entre la nef et les maisons, un décalage certain avec la symétrie de la rue qui mène à la place. Erigée en collégiale en 1514, l'église accueille un collège, un groupe de prêtres issus des familles bourgeoises de la cité, chargés de dire des messes pour les défunts ou pour les confréries d'artisans et commerçants. La collégiale participe donc à l'équilibre social de la cité et au rayonnement de celle-ci. C'est pourquoi, en retour, la ville a financé le mobilier de cette église.
Entre 1992 et 2005, la restauration du clocher (intérieur et extérieur) de l'extérieur de la nef et de l'intérieur de l'édifice (Grand Retable, stalles, etc...) donna à l'église une seconde jeunesse.
A l'intérieur, l'église se compose d'une nef unique en berceau à arc doublée de 6 chapelles latérales. Elle fait environ 25 mètres de long sur 10 mètres de large et 13 mètres de hauteur.
L'élément le plus imposant présent dans la nef est sans conteste le Grand Retable, témoin de l'époque où Sauveterre rayonne grâce à sa puissance commerciale. Daté du 17ème siècle, donc baroque, c'est un véritable "catéchisme" de la piété et de la foi sauveterrate. La Vierge, Saint Christophe et Saint Loup ( saint patron de Jouels berceau de la paroisse de Sauveterre ) y cotoient Sainte Reine ( invoquée contre les pleurs des enfants ) et Sainte Catherine ( sainte patronne des philosophes). Ce Grand Retable a été restauré grâce à l'action de l'association " Les Amis de la Collégiale" qui participa entre autres à la restauration des 26 stalles en chêne du 16ème siècle, sculptées, dans le choeur de l'église. Les miséricordes de ces stalles sont ornées de têtes d'animaux, de fruits, etc...
A l'extérieur, sur la droite, on trouve un jardin ombragé : c'est l'ancien cimetière. Il abrite encore aujourd'hui une croix en pierre du 15ème siècle. 
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Eglise
saint Martial de Rieupeyroux
11 et 15
ième siècles
Commune
de Rieupeyroux
Au 11ième siècle, Ischafrède,
seigneur de Meudou et de la Région de Modulance,
promit à saint Jean Baptiste et à saint
Martial de construire deux sanctuaires dont l'église
saint-Martial. Ce sont donc les bénédictins
de l'abbaye de saint-Martial de Limoges qui bâtirent
un monastère qui s'entoura au cours de la guerre
de 100 ans d'une enceinte fortifiée dont on peut
distinguer les vestiges d'un mur au départ de
l'église. L'église se transforma alors
en ouvrage de défense et servi de refuge à la
population locale. On ajouta de massifs contreforts rectangulaires
qui servaient de point d'appui à de puissants
arceaux soutenant le chemin de ronde qui ceinture l'édifice.
L'église gothique fut achevée début
15ième siècle par la construction d'une
belle coupole servant de socle au clocher. L'édifice
actuel conserve quelques murs romans de l'édifice
primitif détruit au milieu du 14ième siècle :
des chapiteaux près du choeur et une coupole. L'aspect
extérieur de ce monument donne l'impression d'une
forteresse accentuée par l'absence de transept.
Long de 31.5m et haut de 22 l'édifice est aujourd'hui
classé Monument Historique.
Dans l'église de Rieupeyroux, se trouve exposée
l'omoplate du géant Samson qui pourrait être
celle d'un animal gigantesque et mystérieux.
A l'extérieur, un enfeu gothique abrite une
croix sculptée.
Vénération des reliques de saint-Martial
conservées en l'église de Rieupeyroux,
pour guérir impétigo et eczéma
des enfants.
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Eglise
Cistercienne Saint-Martin de Naucelle
13 et 15ième
siècles
Commune
de Naucelle
L'église cistercienne de Naucelle fut construite
en 1254 par les soins des religieux de Bonnecombe. Elle
s'insérait jadis dans les fortifications du village
comme en témoignent les deux tours flanquant l'église
Saint-Martin.
Elle fut remaniée au cours du XVième siècle.
L'édifice renferme un mobilier intéressant :
crucifixion et statues anciennes en bois polychrome, tabernacle
d'un retable du 17ième siècle et un grand orgue
fabriqué dans l'atelier de Jean DALDOSSO, à Gimont
dans le Gers. C'est un orgue italien de seize jeux et 945 tuyaux
dont le buffet s'orne de sculptures dorées à la
feuille. Il a été inauguré en 1999. |



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Oratoire
et piéta de Gramond
16ième siècle
Commune
de Gramond
Sur la grande place au coeur d'un village
pittoresque, se dresse l'oratoire restauré de
l'ancien cimetière (qui serait la chapelle construite
par les Capitouls). Classé Monument Historique,
il abrite une poignante Vierge de pitié entourée
de saint Jean et sainte Madeleine. Chef d'œuvre
de la sculpture du 16ième siècle longtemps
dégradée,
elle a été restaurée en 1997 et
constitue l'une des plus belles piéta du Rouergue.
Elle fut réalisée à la demande de
Guillaume MALROUX, prieur de Gramond, qui
mourut en 1520. Une plaque porte les armoiries
du prieur et une inscription en latin. 
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Oratoire
de Romette
16ième siècle
Commune
de La Salvetat Peyralès
Edifié à l'écart du hameau du
même nom et situé à proximité de
l'église qui fut le lieu d'un très ancien
pèlerinage régional dédié à Notre
Dame de Romette, cette petite halle de justice
avec bancs et bénitiers, abrite une croix sculptée
du 16ième siècle, dégradée
par la maladie de la pierre. A côté, l'église
actuelle du 19ième siècle abrite une statue
en bois de la Vierge (15ième siècle). |
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Chapelle
Saint Clair de Verdun
Commune
de Quins
Surplombant la vallée verdoyante du Vayre, la
Chapelle Saint-Clair et son site sont riches
d'une histoire très ancienne. Abandonnée
au début
des années 50, elle revit aujourd'hui grâce
aux efforts d'une association créée suite à la
découverte dans la chapelle de peintures murales
datées du 15ième siècle.
Cette chapelle
est une des rares églises pré-romanes
du Rouergue, elle a sans doute été érigée avant
l'an mil.
Mais l'histoire du site sur lequel elle fut
bâtie semble beaucoup plus ancienne. En effet
ce rocher aurait été occupé par
l'homme depuis bien longtemps puisque l'origine
du mot « Verdun » est
Celte ; il désigne une hauteur fortifiée.
On peut donc imaginer qu'il y a 2000 ans
des guerriers gaulois érigèrent en ces
lieux une enceinte pour assurer leur sécurité.
Au
Moyen Age, Verdun était le siège d'une
seigneurie et d'un château qui appartenait à Bringuier,
seigneur de Villelongue. De la fin du 13
ième
au milieu du 15ième siècle, le sort du
château est lié à celui de Castelmary
situé à l'Ouest dans la vallée du
Lézert. C'est vraisemblablement au début
du 15ième siècle que les peintures murales
sont réalisées et que la tour est construite.
A la fin de la guerre de Cent Ans, en 1452,
la seigneurie revient aux Saunhac de Belcastel
qui résident
dans la vallée de l'Aveyron. Ceux-ci vont délaisser
le site qui a perdu toute importance stratégique,
et le château va peu à peu tomber en ruines.
Cependant la chapelle continue d'être entretenue
car elle constitue un lieu de pèlerinage. Elle
est dédiée à saint Clair, évêque
qui évangélisa le sud-ouest de la Gaule
romaine et fut martyrisé à Lectoure au
3ième siècle. Il aurait traversé le
Rouergue après avoir séjourné à Albi.
Jusque vers 1950, les Reliques de saint Clair
attirent tous les ans, début juin, de nombreux
pèlerins
qui veulent être préservés ou guéris
des maladies des yeux.
Source : Raymond Gibelin
Visites gratuites du 1er juillet au 31 août
de 14 à 18h.
Visite le reste de l'année pour les groupes
de plus de 5 personnes : tél 05 65 69 03 05.
» Site internet

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Chapelle de Notre dame du Roc
Commune
de Saint Just sur Viaur
La Chapelle préromane Notre-Dame du Roc est
bâtie au-dessus du village de Castelpers sur un
rocher surplombant les vallées du Céor
et du Giffou. Le sanctuaire, qui fut lieu de pèlerinage,
possède une abside semi-circulaire à bandes
lombardes, et conserve une statue de la Vierge représentée écrasant
sous ses pieds trois serpents noirs. Le pèlerinage à notre
dame du Roc, à Castelpers, se tenait le troisième
dimanche de juin pour la guérison des maux de
tête. Ce lieu est cité dans le Livre
des Miracles de sainte Foy. 
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Eglise
Commune
de Saint Salvadou
Construite à l'emplacement d'un château
agrandi d'un corps de logis au 15ième siècle,
l'église actuelle de Saint-Salvadou s'élève
depuis 1906 au coeur du village dans un style
néogothique.
Elle renferme un bénitier daté de 1830
et une belle croix processoriale du 16ième siècle.
La démolition d'un mur sous l'église a
mis à jour un beau baptistère en pierre
et des plaques tombales. C'est ici que naquit
et repose l'abbé Bessou (1845-1918) dont les oeuvres
illustrent la vie à Saint Salvadou et dans les
fermes du Ségala durant la deuxième moitié du
19ième siècle.  |

Chapelle
de Murat
11ième siècle
Commune
de La Salvetat Peyralès
Située dans la Vallée du Jaoul (affluent
du Viaur) et dominant les ruines du Château de
Roumégous la Chapelle de Murat est un édifice
très ancien qui date probablement du 11ième
siècle. Ce petit bâtiment de 14m sur 5 qui
tombait en ruines au 18ième siècle a été reconstruit
un peu plus tard sur demande des paysans
locaux trop éloignés
des églises de Montou et Flauzins.
Le faible nombre
de paroissiens qui fréquentait
les offices religieux explique que la chapelle
ne soit constituée que d'une nef avec un curieux
chevet trapézoïdal. L'église a conservé ses
fonds baptismaux et son cimetière. Un autel dédié à saint
Clair en fit un lieu de pèlerinage pour les paroisses
voisines.
On remarquera le clocher ouvert
et la croix occitane du cimetière attenant.
Source
Association Viaur Vivant.
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Croix
de Bleyssol
Commune
de Vabre Tizac
A Bleyssol, une magnifique croix de pierre gothique
sculptée se dresse au-dessus du village. Il s'agit
d'une croix très ornée avec une Piéta
sur le fût, une crucifixion et une vierge à l'enfant
sur la Croix. On peut aussi y voir un écusson
de la Famille Morlhon , puissante famille du pays.
Le 12 août, un office religieux y est célébré.
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Chapelle de Villelongue
Commune
de Cabanès
C'est sur un éperon rocheux dominant les vallées
du Lézert et du Lieux que fut érigé l'ancien
château des Brenguier dîts de Malemort, incendié par
les paysans le 14 février 1790. De cet édifice,
il ne reste plus aujourd'hui que deux tours
en ruine, des pans de murs et des salles
voûtées.
Le village attenant fût abandonné à la
fin de la seconde Guerre Mondiale.
Au cour de ce site,
l'église Saint Salvy de
Villelongue demeure intacte. Cet édifice à choeur
pré-roman et arc triomphal étroit était à l'origine
de plan rectangulaire (11ème siècle). Il
fut ensuite agrandi de 2 chapelles latérales (15
et 16ième siècles).
Aujourd'hui, la Chapelle abrite le musée départemental
de la Résistance , où ont été rassemblés
des documents relatant les activités du Maquis
Antoine et d'autres maquis aveyronnais durant
la seconde guerre mondiale, ainsi que le
passage à Villelongue
du colonel Berger (André MALRAUX) ouvert du 1er
juillet au 31 août tous les jours et sur rendez-vous
le reste de l'année. Visite gratuite possible
sur demande auprès de Monsieur MALGOUYRES au 05.65.47.03.49.
Chapelle
de Villelongue : restaurée au début
des années 70, table de communion aux armes de
Saunhac (fin 15ième siècle).

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Eglise
paroissiale de Cabanès
Commune
de Cabanès
L'église de ce petit bourg est très
intéressante, elle est consacrée à Sainte
Marthe et serait bâtie sur l'emplacement d'une
chapelle du 11ième siècle. Une partie
de l'église est romane (12 et 13ième siècles),
une partie plus récente est datée de l'agrandissement
de 1880. La partie ancienne, trés belle, se compose
de piliers en calcaire aux teintes variées. Les
chapiteaux du transept sont historiés et à l'extérieur
on peut admirer autour du chevet, des modillons
sculptés
et des sujets divers : têtes d'animaux, fruits,
feuilles ; il y a aussi une frise, une triple
grecque. Dans la chapelle de droite est exposé un
magnifique bras reliquaire en argent enfermé dans
une cage massive en fer forgé, fait rarissime.
(ce bras reliquaire proviendrait de Tarascon).
La vénération
des reliques de sainte Marthe est très ancienne
(Il s'agit de la patronne des hôteliers).  |

Chapelle
des Planques (Tarn, vallée du Viaur)
La Chapelle des Planques se dresse sur un promontoire
rocheux d'où elle domine un méandre du
Viaur. Construite aux 11 et 12ième siècles,
remaniée en partie aux 15 et 16ième siècles,
elle devint, peu de temps après sa fondation,
un prieuré de l'abbaye de Conques en Rouergue.
D'abord appelée Notre-Dame de Belmont en raison
de son site inviolable, elle deviendra « les
Planques » après la construction d'un
pont en planches sur la rivière, quand, au 12ième
siècle les pouvoirs ecclésiastiques
et féodaux se disputèrent le contrôle
des lieux de passage. Romane, l'église appartient
au type des églises à 3 nefs terminées
par un chevet voûté en cul de four.
L'ornementation
extérieure est sobre, 3 arcatures
géminées rejoignent les contreforts du
choeur. Le tympan est en schiste du pays.
L'intérieur
de l'édifice est sans mobilier. Il fut transféré avec
les cloches à l'église de Fournials en
1860. Une fresque représentant scènes et
personnages évangéliques décore
le choeur.
Le déclin de la Chapelle suivit celui
du hameau que les habitants commencèrent à déserter
bien avant la Révolution pour s'établir
sur les plateaux où la culture était moins
ingrate. En 1803, l'église de Fournials devint
lieu de culte principal et la Chapelle sombra
lentement dans l'oubli. L'église abandonnée
des Planques, classée Monument Historique en 1910,
fut sauvée « in
extremis » par l'archevêché d'Albi
qui entreprit à partir de 1939 les restaurations
les plus urgentes.
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