Pradinas est un petit village créé en 1838
autour d'une église bâtie en partie au 15ième
siècle. A l'entrée de celle-ci, se trouve le
buste de Jean-Claude Peyrot, poète prieur du 18ième
siècle qui avait un goût pour l'occitan et le
milieu rural et agricole. Suite à sa nomination au
sein de la collégiale de l'ancienne abbaye de St-Sernin,
il s'installe à Pradinas dès lors que son oncle
lui céda sa place. Il resta 17 ans dans ce village
qui comptait alors 795 habitants, et où les mendiants
paroissiens étaient nombreux.
La majeure partie de
ses poèmes ont vu le jour à Pradinas,
au fond de l'enclos du presbytère, sorte de petit
oratoire aujourd'hui rénové.
Anecdote
Une légende raconte qu'une grosse pierre repose
au fond d'un gour, sorte de trou de 4 mètres de
profondeur, dans le Liort. Il paraîtrait qu'en 1946,
elle aurait été aperçu, au cours
de l'été, et qu'elle serait gravée
de l'inscription suivante : « Quand
tu me reverras, tu pleureras. »
Certains
ont affirmé l'avoir revue
au cours de l'été 2003.
Tradition
« Il y avait la foire des oignons et deux foires
de cochons gras. Il y en avait une le 20 décembre pour
les cochons gras, le 16 janvier pour les cochons gras aussi et
puis le 25 avril, je crois, c'était la foire des oignons.
On disait qu'on y venait avec de grandes corbeilles en osier. » (Paulette
Landez) « On se mettait par le communal et il y avait beaucoup
de cochons. On venait beaucoup de Lacaune pour les acheter. C'était
des cochons de 250 kg et plus, on venait de Sauveterre, on venait
de partout. » (Joseph Geniez Fastré) « Pour la foire des oignons, on venait de Carmaux,
c'était les Artésiens (habitants de Artès)
qui venaient. Cela s'est achevé en 1945 par une foire des
oignons. » (Dorothée SALESSES)